EXPOSITION : LA DIVINE TRAGÉDIE : 1977
PEINTURE, DESSIN, VIDÉO, PHOTOGRAPHIE
27 mars au 26 avril 2008, Galerie Joyce Yahouda

Dans un projet d’envergure réunissant peinture, photographie, vidéo et performance, Céline La Terreur s’approprie le mythe de Maria Callas, grande cantatrice devant l’Éternel. Dépassant le simple jeu de personnification, le désir de l’artiste s’avère des plus ambitieux : s’autoproclamer authentique réincarnation de la diva. Poses et performances célèbres de La Divine sont scrutées et magnifiées, restituées à travers le théâtre d’attitudes sombre et délibérément tourmenté du « gothique ». Par une substitution trouble des identités, Callas et La Terreur se révèlent dans une sorte de gémellité frappante et confondante.

Comme en écho à la prestance racée de Callas, répond l’image obsédante du doberman. L’animal se fait ici gardien impitoyable de l’inaccessible diva, évoque ce féroce appétit de gloire et de grandeur qui anime toute prétention d’immortalité.

Mais plus que la reconquête du mythe de La Callas, ce que Céline La Terreur met en évidence, c’est cette attitude proprement tragique qui n’est jamais aussi poignante, et sublime, qu'astreinte à une perpétuelle souffrance. Elle indique, non sans ironie, que la fatalité finit toujours par se profiler à l’horizon de la beauté, même la plus parfaite. Par-delà cette fascination de la mort, quelque chose d’autrement plus bouleversant se manifeste : la peur que la beauté ne soit jamais que fugitive.

Éric Ilhareguy


LA DIVINE TRAGÉDIE : DESSINS ET TABLEAUX


CÉLINE B. LA TERREUR
Maria Callas : Leonora
Fusain sur papier Ingres
16''X20''
2006

CÉLINE B. LA TERREUR
Maria Callas : portrait à la bague
Fusain sur papier Ingres
16''X20''
2007


CÉLINE B. LA TERREUR
Portrait de Maria Callas
Huile sur lin
10''X14''
2008


CÉLINE B. LA TERREUR
Maria Callas, dans le rôle de Norma
Feuille d'argent et huile sur lin
16''X20''
2008


CÉLINE B. LA TERREUR
Callas : La Gardienne du Temple, et son Gardien
Huile sur lin
36''X48''
2008


LA DIVINE TRAGÉDIE : VIDÉO

CÉLINE B. LA TERREUR
La Divine Tragédie : 1977 (vidéo présentée lors de l'exposition)
Vidéo couleur, stéréo
11 min., 56 sec.
2008

Maria Callas, mère du rock métal? Mère spirituelle, sinon cosmétique, des Ozzy Osbourne, Mötley Crüe et autres divas échevelées de la scène rock? C’est la thèse surprenante et néanmoins convaincante que défend Céline La Terreur dans sa toute nouvelle exposition, La Divine Tragédie.

Fruits d’une longue recherche, tableaux, dessins, photographies et vidéo que nous présente l’artiste font, avant toute chose, état de sa fascination pour Maria Callas, inoubliable icône du chant opératique. La Divine Tragédie repose non seulement sur l’idée d’une ressemblance physique latente entre la prima donna et l’artiste Céline La Terreur, mais aussi sur celle, autrement plus impudente, de l’appropriation revendiquée du personnage mythique de la chanteuse. La Terreur se fait donc fille-avatar de la Callas, héritière incontestée d’un mythe auquel elle rend ici hommage. La Divine n’en finit plus de mourir et de ressusciter en une suite de poses tantôt langoureuses, tantôt hiératiques et tragiques.

Prise au jeu étourdissant des incarnations multiples, Céline La Terreur ne perd pourtant rien de sa superbe. Elle nous tient captifs d’un monde où rock stars, divas et dobermans se délectent d’une même attitude farouche, d’une beauté qui se sait cruelle et excessive.

-Éric Ilhareguy


Céline B. La Terreur
La Divine Tragédie : 1977 (vidéo présentée lors de l'exposition) Détail : "Callas-Osbourne"

1. LES TOURMENTS DE L'AMOUR

Norma : Céline B. La Terreur
Don José : Pierre Dion
Adalgise : Monique B. La Terreur

2. MORT DE LA DIVINE

3. ÉVOLUTION DU CRAYON KHÖL CHEZ LES DIVAS






LA DIVINE TRAGÉDIE : PERFORMANCES

1 : LA TRAVIATA
Performance
Festival International Edgy Women
16 Mars 2007
Sala Rossa, Montréal

Dans un costume inspiré de la robe que portait Maria Callas lors d'une de ses personnifications de Violetta, Céline B. La Terreur récite sa version de la mort de cette héroïne désespérée.

Merci à Antoine Pekoe Pelletier, Miriam Ginestier, Mélissa Guay et au collectif CDZ pour la bande sonore.

Photos : Sasha Brunelle

 



Volet II :
La Divine Tragédie : Mon coeur saigne
Performance
Galerie Joyce Yahouda
Juin 2006

Avec l'aide d' une esthéticienne heureuse, un torrent de larmes et de sang innonde l'artiste, sur l'air de Addio, del passato, de l'opéra La Traviata, de Verdi, interprété par Maria Callas.

Merci à Monique B. La Terreur, Joyce Yahouda et Jean-Philippe Thibault.

Photos : Charles Prévost











3 : TOSCA
Performance
Galerie Joyce Yahouda
Avril 2008

Vêtue d'une robe inspirée de celle que portait Callas lors de sa Tosca à Covent Garden en 1964, Céline B. La Terreur incarne une diva qui ne veut pas mourir, malgré les nombreuses tentatives de meurtre dont son assistant l'assaille.

Merci à Antoine Pelletier, Joyce Yahouda et Monique B. La Terreur.


Photo : Sarah Bertrand-Hamel












REVUE DE PRESSE : LA DIVINE TRAGÉDIE : 1977


2008 • Mavrikakis, Nicolas.«Piquer c'est pas voler : Perry Bard et Céline B. La Terreur s'approprient des icônes de l'art » In : Voir Montréal, 17/04/2008, p. 47.
2008 • Forget, Bettina. « Becoming a Star ». In : News and Reviews of Art Exhibitions at the Belgo Building. 8 avril 2008.
2008 •Canadian Art. « Preview : Céline B. La Terreur » . Canadian Art, Printemps 2008, p. 34.
2008 • Delgado, Jérôme. « Callas réincarnée en une belle Terreur ». In : Nightlife Magazine, no. 93, Mars 2008.
2008 •  Delgado, Jérôme.  « Une manif et bien des doublés». In : Le Devoir, 19 et 20 janvier 2008, p. E11.

 

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